Année : 2021

  • Le Merle bleu chante sur et sous le sapin

    Le Merle bleu chante sur et sous le sapin

    Certains livres chantent mieux que d’autres, nous pensons au livre de Philippe Dubath: Chroniques du Merle bleu, un livre cadeau par excellence inspiré de promenades solitaires. Orné de magnifiques photos e couleurs et de textes d’observation de la nature d’une infinie délicatesse.

    Au moment où nous rédigeons ce plaidoyer de lecteur, on nous apprend que le récit autobiographique de Françoise Matthey: Feux de sauge, vient d’obtenir le Prix Régis de Courten 2021. Cette distinction fera l’objet d’une information officielle prochainement.

    Notre ami Julien Sansonnens a parfaitement réussi sa mue d’homme politique en écrivain. En effet, son roman Septembre éternel remporte un franc succès au pays de Macron et des gilets jaunes.

    On ne peut passer sous silence la prose proche du sublime d’Ivan Salamanca, qui nous propose deux recueils de récits: Les bonnes fortunes et La Charrue et les étoiles.

    Pour les amateurs de poésie, signalons la parution de cinq recueils de poèmes de haute lignée:

    Notre site vous donnera une image plus complète de notre activité. Vous y retrouverez notamment les ouvrages de Françoise Gardiol, Madeleine Knecht, Pascal Rebetez et Joseph Deiss, l’amoureux des marguerites.

     

  • Sous le signe de la poésie et de la chanson

    Sous le signe de la poésie et de la chanson

    Sous le signe de la poésie et de la chanson

    L’aire revient à ses premières amours en publiant en cette période de vendanges quatre recueils de poésie qui honorent sa collection Métaphores.

    D’abord signalons Législation dérobade, de Pierre-André Milhit, poète valaisan débordant de vie et de fantaisie.
    Puis le jeune Laurent Galley, qui confirme avec éclat son talent et son ambition. En effet, son dernier ouvrage, Le suc des sèves, témoigne d’une grande maîtrise de l’écriture.
    Jacques Roman explore les tréfonds de l’âme humaine en nous proposant Je change et j’avance sous le marteau du temps, dédié à un être cher malheureusement disparu. Un livre de deuil et de renaissance.
    Enfin la grande poétesse Françoise Matthey tente de déchiffrer le grand livre du monde dans toute sa beauté brute. Stéphane Petermann, son préfacier, nous dit que L’Arche des fous inventorie la déshumanisation du monde, dresse le constat d’une catastrophe programmée, prend acte d’un bouleversement en marche, d’une nouvelle ère à venir.

    Quatre recueils importants et liés à la grande Histoire. Milhit célèbre la joie; Laurent Galley célèbre les fruits de l’intelligence; Jacqus Roman, fidèle à lui-même, ausculte le désespoir et Frnçoise Matthey digresse sur le sombre avenir de l’humanité.

    Tous les grands évènements se terminent en chanson et c’est à Joseph Deiss, homme politique cultivé et mal aimé des médias que revient le mot de la fin. Contre toute attente, notre économiste distingué, ancien Président de la Confédération, cultive un jardin secret: un amour imodéré pour les chansons de Brassens.
    Un livre plein de charme et d’érudition témoigne de cet amour secret: Marguerite, Fleur des chants. Un succès populaire qui réconcilie la poésie la chanson, la malice et l’anarchie.

     

  • Adieu à Roland Jaccard

    Adieu à Roland Jaccard

    Grande figure lausannoise et parisienne, Roland Jaccard a quitté ce monde le 20.09.2021, soit deux jours avant son huitantième anniversaire. D’abord, nous tenons à dire notre émotion car nous nous étions attachés à ce dandy qui ne se prenait pas au sérieux et qui, pourtant, n’a écrit que des textes graves et profonds. Ses livres de jeunesse: Écrits irréguliers et Un jeune homme triste préfigurent la suite de son œuvre. L’une de ses phrases fétiches: Seules les promesses non tenues ont un avenir synthétisent la suite de ses écrits. L’Aire a publié récemment Dis-moi la vérité sur l’amour où il manie la plume à rebrousse-poil. En août, nous avons publié On ne se remet jamais d’une enfance heureuse, des récits écrits dans sa bonne ville de Lausanne au Palace. Dandysme oblige! Des textes qui paradoxalement sont des leçons de savoir-vivre. Nous avons tous connu une enfance difficile ou malheureuse mais il incombe à l’humain de dépasser sa douleur. Ce Viennois (par sa mère) ne supportait pas que le violoneux éreinte toujours la même corde avec la larme à l’œil. Bref, Roland Jaccard est un grand écrivain. Son écriture est sobre, classique et très moderne. Comme son père et son grand-père, il quitte ce monde de son propre gré et avec élégance.

    Merci Roland. Ton œuvre a de la valeur et nous allons la défendre au nom du bon goût.

  • Fruits de l’automne

    Fruits de l’automne

    Première récolte

    La rentrée littéraire bat son plein. Elle démarre avec enthousiasme mais aussi avec douleur puisque l’un de nos bons auteurs Roland Jaccard, auteur de On ne se remet jamais d’une enfance heureuse vient de nous quitter. D’autres ont célébré l’écriture avec ardeur et virtuosité, nous pensons à Ivan Salamanca, le Paganini de l’écriture, auteur de deux recueils de récits qui feront date : Les Bonnes Fortunes et La Charrue et les étoiles. Dans cette même collection : «Le Banquet», signalons Feux de sauge de Françoise Matthey qui se penche sur son passé encore brûlant avec un talent de prosatrice que l’on ne connaissait pas. Hors collection, nous accordons une palme à Julien Sansonnens qui s’est inspiré de l’odyssée des Gilets Jaunes pur nous proposer un roman réussi : Septembre éternel. Annik Mahaim nous fait découvrir l’étoffe de ses souvenirs en scrutant son armoire avec Les dressings. Raphaël Aubert nous propose une version renouvelée de Sous les arbres et au bord du fleuve. Alphonse Layaz et Gilbert Pingeon confirment leur talent avec, respectivement : La Vitrine de chez Lilith et L’Impasse au loup. Le Club des Aliènes de Sandrine Perroud vous sensibilisera au sort des marginaux  et des fous qui traversent obliquement l’échiquier du monde. Le polyvalent Pascal Rebetez nous promène sur les chemins de la tragédie avec Tenir sur les talus où l’on redécouvre quelques pages douloureuses de notre Histoire : Auschwitz, Rwanda, Srebrenica. Corine Renevey en historienne de la littérature a écrit une biographie prenante de Mousse Boulanger, femme poésie. La méditation est aussi présente avec l’humaniste Gabriel Bittar qui nous livre des pensées lucides et poétiques sur l’automne. Nous sommes heureux de partager avec nos lecteurs les plus divers les fruits de cette cueillette valeureuse marquée par une certaine qualité d’écriture.

    P.S: Nous continuons d’enrichir notre patrimoine en rééditant dans notre collection de poche «L’Aire bleu » l’ensemble des titres d’Alice Rivaz. Matthias Berg d’Yvette Z’Graggen a franchi le cap des cent mille exemplaires. Aline de Charles Ferdinand Ramuz sera  réédité pour la troisième fois grâce à l’excellente préface de Cédric Pignat. A paraître sous peu : Adam et Eve avec une préface très inspirée de Valérie Gilliard et Découverte du monde.

  • Étoiles d’août

    Étoiles d’août

    Une moisson généreuse

    On n’échappe pas au rituel de la rentrée littéraire. Seulement pour le mois d’août, nous avons le plaisir de vous annoncer huit nouveautés. La moisson fut généreuse et de qualité.
    D’abord il y a les «classiques» de l’Aire avec Raphaël Aubert qui nous propose une version revue de Sous les arbres et au bord du fleuve et augmentée d’un beau texte «Mercredi du Danube» . Annik Mahaim inventorie son armoire et fait parler ses habits. Livre plein de fantaisie intitulé Dressings. De quoi exciter l’imagination du lecteur!

    Julien Sansonnens avec Septembre éternel parcourt les routes de France, rencontre les Gilets jaunes et découvre les réalités sociales de la France contemporaine. À travers ce roman on perçoit la fragilité de l’épiderme des citoyens rebelles. Sandrine Perroud, l’auteure des Esprits met en scène les marginaux de notre société qui ne trouvent pas de place dans notre monde complexe dans son nouveau roman Le club des Aliènes. Roman réussi.

    La collection «Le Banquet» vous convie à une fête avec Roland Jaccard qui exprime sa verve de dandy avec des récits hauts de gamme conscrits dans On ne se remet jamais d’une enfance heureuse. Françoise Matthey, la poétesse des Franches-Montagnes nous donne un échantillon de son talent de prosatrice avec Feux de sauge en décrivant quelques aspects de son enfance alsacienne aux accents tragiques . Et Ivan Salamanca démontre sa virtuosité et élégance de son style dans deux récits qui feront date: Les Bonnes fortunes et La charrue et les étoiles.
    Bonne Assomption!
    Michel Moret

    PS: Corine Renevey nous donne l’occasion de revivre sept décennies de littérature et de théâtre avec la biographie consacrée à Mousse Boulanger,femme-poésie-

     

  • Communiqué des Editions de l’Aire

    Les Editions de l’Aire ont le profond regret d’annoncer deux décès d’auteurs importants: Marc Lamunière, auteur du «Jardin des Piqûres», remarquable texte d’inspiration autobiographique écrit avec la collaboration de Jacques Poget.
    Vient de quitter ce monde: François Clément, oncologue et mari de la poétesse Jacqueline Tanner, auteur d’un Journal intime d’une grande richesse.
    Aux proches de Marc Lamunière et de François Clément, l’Aire présente ses sincères condoléances

  • Lecture pour les vacances et pour la rentrée

    Lecture pour les vacances et pour la rentrée

    Alice, Yvette et Marie-Claire

    Certains livres et non les moindres sont associés au cycle des saisons. En effet, les livres de la collection « L’Aire bleue»  font à chaque rentrée le bonheur des collégiens et gymnasiens romands en plus des vacanciers.
    Les nouvelles de Marie-Claire Dewarrat regroupées dans L’Eté sauvage plaisent toujours par leur écriture forte et précise au service d’un esprit parfois cinglant.
    Les romans de Matthias Berg, La Punta et Un temps de colère et d’amour d’Yvette Z’Graggen ont marqué déjà deux générations d’adolescents et remportent toujours la même adhésion en raison d’un art de la narration très éprouvé.
    N’oublions pas le retour d’Alice Rivaz par la grande porte avec la réédition de l’ensemble de son oeuvre. Il est bien difficile de mettre en exergue l’un de ses livres par rapport à un autre tant la qualité de l’écriture est présente dans chacun de ses livres. La plume d’Alice Rivaz s’impose par sa limpidité, son style et sa richesse intérieure qui lui confère son intemporalité.

    Liste des oeuvres d’Alice Rivaz:
     – L’alphabet du matin 15.-
    Ce nom qui n’est pas le mien 15.-
    Comme le sable 15.-
    Comptez vos jours 12.50
    Le Creux de la vague 17.50
    De mémoire et d’oubli 15.-
    Jette ton pain 17.50
    Nuages dans la main 15.-
    La paix des ruches 15.-
    Traces de vie 15.-

    Bon été!

    Michel Moret

  • Le printemps de l’Aire: une saison lumineuse

    Le printemps de l’Aire: une saison lumineuse

    Les nouveautés du printemps

    Une fois n’est pas coutume, la nouvelle année a débuté sur les chapeaux de roue avec les ouvrages des maîtres de la communication que sont Pascal Vandenberghe et Marc Lamunière

    En ces temps marqués par le virus, nous avons publié deux médecins. D’abord, un livre de Philippe Gertsch: Chirurgien pour le pire et pour le meilleur dans lequel l’auteur (fils de chirurgien et compagnon du Docteur Schweitzer) nous raconte ses péripéties de chirurgien de guerre, notamment en Asie, son continent de prédilection. Il y eut aussi l’ouvrage du Docteur Roland Jeanneret: Ces orages dans la tête qui a été épuisé en trois semaines. Lundi, nous remettrons dans le commerce ce témoignage bouleversant où l’on apprend que ses deux enfants, victimes de la bipolarité, ont mis fin à leurs jours à vingt ans.
    Dans le domaine du document, signalons l’essai de Claudine Sauvain-Dugerdil, professeure de sociologie, avec son amie Régine, rescapée du génocide tutsi, intitulé: Se construire dans une société à la dérive; ce livre nous apporte une lumière crue sur les conséquences de ce drame.
    Signalons encore Didier Burkhalter qui a écrit un petit livre: Lettre de Fidel au Petit Garçon, dans lequel il donne la parole à son chien qui, lui aussi, doit se faire vacciner, ce qui lui permet de nous faire part de ses observations sur les comportements des humains.
    Dans ce bouquet printanier, la littérature est très présente avec L’Impasse au loup de Gilbert PingeonCourir dans les vagues de Harry Koumrouyan, roman remarquable de maîtrise et ce joyau de Christophe Gaillard: La glorieuse imposture.
     
    Autres livres publiés en crocus et narcisses:
    – Laurence Verrey: L’ombre est une ardoise – poèmes
    – Annette Schneider: Confession d’une dame du Pays de la Venoge
    – Michel Moret: Le vieil homme et le livre
    Impossible de passer sous silence les réimpressions dans l’Aire bleue de Marguerite Burnat-Provins: Le Livre pour toi et d’Alice Rivaz: L’alphabet du matin. Signalons aussi qu’en juin se déroulera à la B.C.U. de Lausanne une grande Exposition (avec débats) sur Alice Rivaz. Pour cette occasion, La cinquième saison vient de publier un numéro spécial «  Alice Rivaz »  que nous vous recommandons.

    Michel Moret

     

  • Deux romans pour fêter le printemps

    Deux romans pour fêter le printemps

    Harry Koumrouyan et Christophe Gaillard

    Un vent printanier souffle aux Éditions de l’Aire. Deux romans importants viennent de paraître pour fêter le printemps. D’abord, un roman de Harry Koumrouyan: Courir dans les vagues. Une enquête du père qui conduit Simon Gautier, le héros du roman, à enquêter sur ce père mystérieux qui vit entre Genève et le continent américain. Suspens garanti!

     

    Le deuxième roman est de Christophe Gaillard: La glorieuse imposture qui se déroule pendant la Révolution française. Le héros principal, André Chénier, guillotiné par les siens, nous permet de découvrir d’autres figures comme celles de Robespierre, de Marat et de Charlotte Corday. Un roman foisonnant écrit avec maestria qui dépeint la France rebelle légendaire. À travers ces destins exceptionnels, on a l’étrange sentiment de lire les drames de la France contemporaine. Les peuples régicides ont paradoxalement besoin de couronner un roi. Pour décrire toutes ces contradictions, il fallait réunir l’érudition du professeur de Saint-Maurice et l’écrivain inspiré. Et Christophe Gaillard, l’une des plus belles plumes de ce pays, réussit admirablement cette gageure.

    Michel Moret