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Harry Koumrouyan et Christophe Gaillard

Un vent printanier souffle aux Éditions de l’Aire. Deux romans importants viennent de paraître pour fêter le printemps. D’abord, un roman de Harry Koumrouyan: Courir dans les vagues. Une enquête du père qui conduit Simon Gautier, le héros du roman, à enquêter sur ce père mystérieux qui vit entre Genève et le continent américain. Suspens garanti!

Le deuxième roman est de Christophe Gaillard: La glorieuse imposture qui se déroule pendant la Révolution française. Le héros principal, André Chénier, guillotiné par les siens, nous permet de découvrir d’autres figures comme celles de Robespierre, de Marat et de Charlotte Corday. Un roman foisonnant écrit avec maestria qui dépeint la France rebelle légendaire. À travers ces destins exceptionnels, on a l’étrange sentiment de lire les drames de la France contemporaine. Les peuples régicides ont paradoxalement besoin de couronner un roi. Pour décrire toutes ces contradictions, il fallait réunir l’érudition du professeur de Saint-Maurice et l’écrivain inspiré. Et Christophe Gaillard, l’une des plus belles plumes de ce pays, réussit admirablement cette gageure.
Michel Moret




assait de la pensée à l’action. On y découvre ses passions esthétiques (Picasso surtout), littéraires et philosophiques. Montaigne, Spinoza, Comte-Sponville sont des auteurs qu’il lit et relit. Le Bouddha lui fait aussi quelques clins d’œil; cela lui permet de prendre une certaine distance avec ses compagnons de combat. Son titre «
e. Provenant d’un milieu modeste marqué par des drames familiaux, le jeune Pascal a d’abord mangé son pain noir en Franche-Comté puis il a effectué diverses métiers sans noms en Allemagne, au Brésil comme les aventuriers. Un aventurier gueulard, bagarreur, provocateur Mais aussi un assoiffé de lecture pour comprendre qui il était. Et, sans sourciller, je rajouterai qu’il y a chez Pascal Vandenberghe un côté chevaleresque qui fait songer à Cyrano de Bergerac. Un homme qui se plaît à relever des défis insensés. De livres en livres, de femmes en femmes, de découvertes en découvertes, il a terminé sa course à Lausanne dans le sanctuaire des Librairies Payot qu’il a fini par acquérir, lui le jeune fauché qui avait toutes les raisons d’être un désespéré. Mais le livre l’a sauvé et maintenant il met sa folle énergie à sauver le livre. Un itinéraire exemplaire qui va donner énergie et inspiration à quelques jeunes d’aujourd’hui noyés dans le doute. Ainsi Vandenberghe justifie son prénom Pascal qui nous invite à nous réinventer et à renaître.
