Auteur/autrice : Editions de l’Aire

  • Voir, entendre, lire et relire Saint-Hélier

    Voir, entendre, lire et relire Monique Saint-Hélier

    Les occasions ne manquent pas, cet automne, de se plonger dans l’œuvre de Monique Saint-Hélier et de découvrir la trajectoire de l’écrivaine, figure aussi fascinante que ses récits ont été novateurs. Alitée dès la fin des années 1920, la romancière mène une vie d’écriture, lumineuse et douloureuse – lumineuse parce que douloureuse: son regard sur le monde, de ceux que seules les blessures existentielles prodiguent, nourrit ses écrits d’une puissance d’évocation singulière. Exploratrice de la moire du temps et des résonances de la mémoire, elle gorge ses mots de souvenirs, et y suspend indéfiniment les instants fugaces comme on épingle les ailes des papillons.

    Les échanges entre Saint-Hélier et l’historien Jean Rodolphe de Salis, dernière parution de l’Aire, donnent à lire cette vie et cette écriture intenses. Établie, annotée et présentée par Stéphane Pétermann, cette correspondance fait sourdre un doux sentiment nostalgique en même temps qu’elle nous renseigne sur le quotidien de l’autrice et sur ses pratiques scripturales.

     

    Autant d’éléments que l’exposition « Monique Saint-Hélier. Une écriture en étoile » donne à voir au palais de Rumine, du 7 novembre 2024 au 19 avril 2025. Au vernissage, le 7 novembre, à 18h30, vous sera présentée la mise en scène des manuscrits de la romancière, tant ceux de l’œuvre fictionnelle que ceux de son Journal tenu pendant la Deuxième Guerre mondiale. Celui-ci, bijou d’écriture, a trouvé en 2018 chez l’Aire un écrin de prestige : un coffret de dix-huit volumes, élégant et imposant à l’instar du texte qu’il accueille.

     

    La mise en valeur de Monique Saint-Hélier ne s’arrête pas là, et mobilise un autre de nos sens. Découvrez la série podcast Monique Saint-Hélier : l’Œuvre infinie, réalisée par le Centre des littératures en Suisse romande en collaboration avec Chahut Média. Y sont abordées les différentes facettes de l’écrivaine et de son œuvre, qu’il vous tardera très vite de (re)lire!

     

    Pour découvrir l’œuvre littéraire de Monique Saint-Hélier, aux Éditions de l’Aire:

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Prix Georges-Nicole 2025

    Prix Georges-Nicole 2025 – Appel à textes

    Enseignant de français au collège de Nyon de 1929 à 1959, Georges Nicole fut un critique littéraire d’une remarquable perspicacité. Il encourageait ses élèves aussi bien que les jeunes écrivains à développer au mieux leur personnalité.

    C’est dans cette perspective qu’en 1969 Maurice Chappaz, Jacques Chessex et Bertil Galland ont créé le Prix Georges-Nicole. Tous les trois ans, celui-ci récompense un jeune auteur ou une jeune autrice dont l’ouvrage n’a pas encore été publié.
    Le texte lauréat est ensuite édité par les éditions de l’Aire.

    Détail des conditions de participation :

    • Être de langue française, suisse ou habitant en Suisse.
    • Il n’y a pas de limite d’âge.
    • L’auteur ne doit pas encore avoir été édité à compte d’éditeur.
    • Envoyer un texte en prose (roman, nouvelle, chronique) de quatre-vingts pages au moins, en deux exemplaires, à l’adresse ci-dessous :

    Prix Georges-Nicole
    Édition de l’Aire
    Rue de l’Union 15
    C.P. 57
    1800 Vevey

    En mentionnant nom et adresse sur les deux exemplaires et en joignant une brève notice biographique sous pli fermé portant nom ou pseudonyme.

    Les candidats sont également priés de joindre une brève notice biographique, et d’indiquer « Prix Georges-Nicole 2025 » dans l’objet du mail.

    Les manuscrits dactylographiés devront être envoyés avec la mention « Prix Georges-Nicole 2025 » avant le 31 octobre 2024. Ils ne seront pas rendus.

    Récompenses

    • Le prix comprend la publication par les Éditions de l’Aire du texte primé.
    • Une enveloppe de trois mille francs.
    • Les droits d’auteur.

    Le jury se réserve le droit de ne pas décerner le prix si aucune des œuvres présentées ne lui en paraît digne.

    Le jury actuel est composé de François Debluë (dès 1991), Eugène (dès 2001), Jean-Dominique Humbert (dès 1977), Christophe Gallaz (dès 1991), Yves Rosset (dès 2010), Marie-Jeanne Urech (dès 2013), Eric Bulliard (dès 2013), Anne Pitteloud et Jacques Poget (dès 2013)

    Informations complémentaires sur le site web du Prix Georges-Nicole.

  • Michel Moret (1944-2023)

    Décès de M. Michel Moret

    C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Michel Moret, directeur des Éditions de l’Aire. Avec lui, la maison perd non seulement son chef, mais aussi un ami, un initiateur, un inspirateur lumineux, un passionné de littérature toujours curieux des gens et des choses. La Suisse romande, elle perd un animateur culturel sans pareil. Il nous manquera beaucoup.
    Sous son égide, la maison a publié depuis 1978 près de 1700 titres et donné la possibilité à des plumes de tous les horizons de s’exprimer, permettant ainsi de nourrir les débats et d’enrichir la littérature romande. À la recherche continuelle d’idées originales, de textes envoûtants ou critiques, Michel Moret avait comme unique boussole d’offrir aux auteurs un espace de liberté.
    Le Conseil d’administration des Éditions de l’Aire et la petite équipe d’employés fidèles suivront son exemple pour que vivent le livre, la connaissance, la littérature et la poésie. À ce titre, l’aventure éditoriale des Éditions de l’Aire continue et nous proposerons sous peu un programme des nouveautés pour le premier semestre 2024.

  • Laurence Deonna

    Laurence Deonna

    Nous avons eu le privilège d’être des proches de Laurence Deonna. Journaliste, reporter et photographe, Laurence a publié quatre ouvrages aux Editions de l’Aire dont ses Mémoires ébouriffées en 2014 – livre majeur dans lequel notre infatigable voyageuse nous raconte avec talent les temps forts de sa vie: « J’ai pleuré, j’ai ri et je n’ai pas affabulé. Très jeune déjà, je souffrais d’une curiosité maladive que j’ai pu heureusement soigné plus tard avec le reportage ». Ses pays de prédilection furent ceux du Moyen-Orient et du Caucase. L’Aire publia en 2015 la dernière version de La Guerre à deux voix (dont la première publication datait de 1986): récits d’un conflit au féminin, subi par des femmes juives d’Israël, arabes d’Egypte, qui ont déversé leurs larmes de désespoir sur l’ignominie de la guerre.

    Son dernier livre Le Sel de l’Histoire reprend un choix de chroniques journalistiques dont les titres évocateurs résument le ton de cette petite et savoureuse anthologie: « Le cercle des prépuces disparus » ou « L’histoire de Saint-Poutine racontée aux enfants », et ce texte publié en 2001, « Où l’on se demande qui sont les véritables sexoterroristes ». Le mouvement Metoo a peut-être été lancé à Genève au début du siècle…

    Les titres de Laurence Deonna:

    Mémoires ébouriffées, avec un cahier d’illustrations – 446 pages – CHF 33.-

    La Guerre à deux voix – 396 pages – CHF 33.-

    Le Sel de l’Histoire – 120 pages – CHF 15.-

    Lira Baisetova, lanceuse d’alerte – Epuisé

    A signaler que l’ouvrage collectif Hommages à Laurence Deonna  comprenant dix-neuf témoignages d’amis et d’historiens est encore disponible au prix de 20.- (200 pages).

     

    Quelques extraits des Hommages:

    « L’appétit de Laurence pour les rencontres et sa capacité à décrire la posture et les points de vue de personnes très diverses me font penser que son moteur a toujours été une sorte de joie fondamentale. » (Sandrine Salerno)

    « Je suis un appareil photo. Mais je ne suis pas un appareil photo quelconque. Je suis l’appareil de Laurence Deonna. Avec elle, j’ai parcouru le monde. Ma vie a été un vrai roman. » (Paola Tedeschi-Pellanda)

    « Merci de nous avoir transmis ce « désir d’ailleurs », ce souhait de larguer les amarres, de prendre le large et de parcourir le monde. Je partage ces sentiments et comme vous, j’appartiens de ceux qui n’ont foi qu’en une seule nation, celle des affinités électives. (Paul-André Ramseyer)

  • La saison des livres

    La saison des livres

    La saison des livres

    C’est toujours la saison des livres. L’écriture comme la lecture se pratiquent par tous les temps. En août et en septembre, on parle beaucoup du phénomène de la rentrée littéraire, mais ce n’est pas sûr qu’on lise davantage au début de l’automne qu’en été.

    Pour celles et ceux qui aiment lire au soleil, nous venons de publier Pas perdus, d’Eric Rochat. Il s’agit d’un recueil de souvenirs et d’anecdotes politiques de l’auteur de Mais entrez donc!, livre savoureux dans lequel il narrait son passé professionnel. En effet, Eric Rochat est un personnage solaire, frère spirituel de Jean Villard Gilles, qui apporte l’humour et la joie de vivre. Ses livres ont le goût du bonheur.

    Dans un autre registre, Jean-François Berger, historien de formation, ancien délégué du CICR, auteur de plusieurs livres et artistes peintre, nous propose Frappes courtes, un petit ouvrage dense qui contient quinze nouvelles inspirées de ses périples humanitaires en Asie, en Afrique et dans les Balkans, un coin du monde cher à son coeur. On ne peut lire Jean-François Berger sans accélérer notre fréquence cardiaque, tant l’humanité est présente dans son livre.

    L’été se terminera en couleurs avec la couleur du ciel en toile de fond. En effet, nous relançons la collection L’Aire bleue avec un nouvel habillage. Quatre titres importants inaugureront cette nouvelle série:

    • Stéphanie, de Monique Laederach (préface d’Isabelle Garcia Gomez)
    • Et St-Gingolph brûlait, d’Henri Debluë (préface de Raphaël Aubert)
    • La bataillière, de Pierre-Laurent Ellenberger (préface de Corinne Desarzens)
    • Désirs et servitudes, d’Anne Bottani-Zuber (préface d’Annik Mahaim)

    Un vrai carré d’as.

    Bonne lecture.

    Michel Moret

  • Oeufs de Pâques 2023

    Oeufs de Pâques 2023

    Fêtes de Pâques

    Selon Victor Hugo, avril est le mois l’âme, une âme cette année perturbée par les giboulées. On vit encore les émotions de mars avec les sorties des livres d’Alphonse Layaz (Le plus beau son du monde), Françoise Gardiol (Le Reikyusha arrivera de Marrakesh) et Harry Kouzmrouyan (Vienne le 12 mars 1938). Sans oublier notre Martien Romain Debluë qui, avec sa Chasse au Cerf continue de tenir le lecteur en haleine depuis plus d’un mois. Si le menu de mars était copieux, celui d’avril sera aussi d’une grande richesse: Raymond Delley présentera son libretto Comment je suis devenu écrivain à la librairie Albert-le-Grand de Fribourg le 13 avril. Le poète André Petitat parlera quant à lui de son bleu fenêtre à la librairie du Boulevard à Genève le 4.

     

    Des parutions attendues

    Gilberte Favre nous décline son amour du Liban de mille et une manières dans Liban j’écris ton nom. Le poète discret Laurent Galley nous propose des méditations métaphysiques dans une ouvrage d’inspiration nietzschéenne, L’Enfance des sens. Il nous rappelle qu’ »un degré très élevé de culture est atteint quand l’homme surmonte ses terreurs ». Oui, Laurent Galley est une ombre éblouissnante qui nous surprend toujours par l’étendue de son savoir et par l’intensité de sa poésie. Un jour l’homme cultivé se sentira coupable de ne pas connaître Le Suc des sèves et Passage à gué.

    Le succès et l’insuccès d’un livre nous apparaissent parfois comme des choses révoltantes. Mais comme José Corti, je crois qu’il y a un jugement dernier pour un livre. Pendant un certain temps, il passe inaperçu et un jour il apparaît comme un perce-neige à un moment où l’on ne s’y attend plus. Ainsi, nous venons de sortir des limbes deux petits livres de l’helléniste Lucien Dallinges: Fièvre (poèmes) et un recueil de nouvelles d’une grande pureté, Les Escaliers de la nuit. Deux livres non salués par la presse et par l’intelligentsia qui remportent un succès éclatant. Le bouche à l’oreille constitue la meilleure promotion pour un livre. Souvent la pendule retarde, mais l’heure finit toujours par sonner, dit un proverbe français. Si vous voulez être riches, alors lisez Lucien Dallinges!

    Michel Moret

    N’oubliez pas de télécharger le dernier numéro du LittérAire, qui vient de paraître!

    le littéraire – No 26

  • La chasse au livre

    La chasse au livre

    La chasse au livre

    Mars, dieu de la guerre, est propice aux projets ambitieux. Et l’Aire s’est lancée dans un projet historique. En effet, nous venons de publier un livre de Romain Debluë, La Chasse au Cerf, un roman dit de formation (passage de l’adolescence à l’âge mûr) de 1048 pages. Livre de foi aussi écrit avec maestria. Le pari semble insensé, tant le risque est grand, mais nous croyons au talent et à la force de l’âme. L’avenir nous appartient. Dans le même élan, nous publions quatre recueils de poésie: Visage de Jacques Roman, Bleu fenêtre d’Alain Petitat, Granulométries de l’Ephémère d’Olivier Pillevuit, publiés dans la collection Métaphores dirigée par l’étonnante Sandra Willhalm, sans oublier le recueil de Danielle Risse, Respirer la pluie. Pour maintenir un souffle de solidarité, nous venons de rééditer Un vélo pour Noël, de Pierre-Yves Maillard.

    Bonnes Pâques!

    Michel Moret

  • Mousse Boulanger (1926-2023)

    C’est avec consternation que nous venons d’apprendre le décès de Mousse Boulanger, comédienne, animatrice radiophonique et poétesse de renom.

    Née le 3 novembre 1926 à Boncourt, elle a quitté ce monde aujourd’hui-même, à l’Hôpital de Payerne. Sa contribution à la culture romande fut d’une grande richesse, il suffit à ce propos de lire la magnifique biographie de Corine Renevey, intitulée Mousse Boulanger, femme poésie: une biographie, que nous avons eu le plaisir de publier il y a deux ans.
     
    Notre pensée va d’abord à son fils Grégoire et à tous les poètes qu’elle a magnifiés avec talent: Gustave Roud, Jacques Chessex, Maurice Chappaz; ils furent aussi ses compagnons de route.
     
    Michel Moret
     
  • Fruits et racines…

    Fruits et racines…

    Fruits et racines

    L’année nouvelle commence sur de bonnes bases. L’Aire a toujours eu une double ambition, celle de servir le patrimoine en publiant des ouvrages historiques d’une certaine valeur : nous pensons à la troisième réimpression du Peuple du Valais de Louis Courthion, admirablement préfacé par André Guex qui d’ailleurs a un profil assez proche de l’auteur valaisan aux talents multiples : journaliste, conteur, anthropologue et historien.

    En littérature, quelques grands ténors des littératures helvétiques sont réédités en début d’année dans la collection L’Aire bleue : Le pauvre homme du Toggenbourg d’Uli Bräker, Une jeunesse en Engadine de Cla Biert et Le Chêne brûlé de Gaston Cherpillod. Trois textes d’inspiration autobiographique, très représentatifs de leur culture. Le Tessin est également présent dans la collection avec plusieurs ouvrages dont Le Fond du sac, Chasse aux sorcières et Requiem pour tante Domenica, tous écrits par Plinio Martini. Cette collection de prestige réunit tous les grands noms de la littérature romande : Alice Rivaz, Corinna Bille, Monique Saint-Hélier, Maurice Chappaz, Jacques Chessex et C. F. Ramuz, dont nous publions cette année un choix de citations sous le titre Le Temps humain. Tous ces noms rapidement évoqués constituent les racines, le tronc symbolique de notre activité éditoriale.

    En dépit de l’actualité tragique qui sévit en Europe orientale, le printemps de L’Aire sera poétique. En effet, la collection Métaphores est dirigée actuellement par la jeune et brillante Sandra Wilhalm qui fait un travail extraordinaire sur les textes. Seront publiés Visages de Jacques Roman, Prismes de Laurent Galley, Bleu fenêtre d’André Petitat et Granulométries de l’Éphémère d’Olivier Pillevuit. D’autres textes à caractère poétique reverdiront le catalogue de l’Aire grâce à Danielle Risse, Béatrice Monnard et Françoise Matthey, qui sans cesse renouvellent et enrichissent notre littérature.

    Un livre cathédrale pour compléter le tableau

    Dans le titre de cette chronique de saison et de circonstance, nous signalions le mot «fruit». En effet, depuis plus de quatre décennies, L’Aire tente de promouvoir de nouveaux noms d’écrivains avec un certain succès : nous pensons à Rose-Marie Pagnard, Marie-Claire Dewarrat, Daniel Maggetti, Adrien Pasquali, Pascale Kramer, Jacques-Etienne Bovard, Juan Martinez, Alain Bagnoud, Julien Burri, Anne Bottani, Raymond Delley, Cédric Pignat, Christophe Gaillard, Corinne Desarzens, Isabel Garcia Gomez. Sans oublier les deux derniers lauréats du Prix Georges-Nicole, Matthieu Ruf et Alice Bottarelli qui avec Les Quatre Soeurs Berger ensorcèle ses lectrices et lecteurs. En principe nous sommes plus doués pour défendre nos mérites, mais nous aimerions être contagieux pour promouvoir le roman de formation de 1040 pages de Romain Debluë intitulé La Chasse au cerf. Certes le titre est trompeur et allusif. Avec ce livre d’une rare intensité, l’auteur évoque son parcours : enfance montreusienne, études à l’Université de Lausanne, thèse de doctorat en philosophie à la Sorbonne, mais ses déambulations sont bien secondaires à côté de son écriture flamboyante. Son style est original comme sa pensée peut l’être, pourtant on sent que de grandes ombres inspirent son œuvre : Léon Bloy, Paul Claudel, Georges Bernanos et François Mauriac. Par magie, il parvient à réactualiser ses maîtres qui ont marqué en profondeur la littérature du siècle passé. Si le pape du surréalisme clamait que la beauté serait convulsive ou ne serait pas, pour Romain Debluë la beauté est d’abord spirituelle, ce qui ne l’empêche pas d’être aussi convulsive et disruptive.

    Un auteur est né. Chantons !

    Michel Moret