Soleils de l’intelligence
Soleils de l’intelligence

Avec Corona blues, Alberto Nessi nous a apporté une lumière crue sur notre condition humaine. Depuis le Vallemaggia, le poète ausculte notre société et ses errances pendant le Covid. Nous vous invitons à le lire dans une traduction inspirée de Christian Viredaz. Dans la même collection «Le Banquet», Alphonse Layaz nous propose de courtes histoires, bien écrites et vite lues. Des textes adaptés au stress de l’homme d’aujourd’hui, publiés sous le titre Des paroles et des histoires.

Alexandre Caldara et Karim Karkeni animent la collection «Propos de table» en nous proposant un livre vibrionnant, basé sur une correspondance électronique où l’amitié et la littérature ressortent grandies. Le titre, Ce grand remous en nous, traduit leurs états d’âme.

Pierre-Alain Tâche continue ses Carnets publiés sous le titre Champ libre III. De livre en livre, le poète gagne en intensité et en sérénité. Dans ce livre d’une écriture très surveillée, le poète lausannois se rapproche des sages. Le lire, c’est enrichir son âme. Sensible à l’écoulement du temps, il s’inspire des grands maîtres chinois, notamment de Lao Tseu, mais aussi de l’artiste Ben, qui se nourrit semble-t-il aux mêmes mamelles. Nous ne résistons pas au plaisir de le citer: «Pour changer l’art, il faut changer l’homme. Pour changer l’homme, il faut changer l’ego. Pour changer l’ego, il faut danser.» Et Pierre-Alain Tâche commente ce propos: «Me suivrait-il, alors, dans l’affirmation que tout créateur qui n’a pas compris cela cultive un art de l’illusion?» En effet, par les temps qui courent, nous pensons que certains créateurs devraient en prendre bonne graine.

Le mot de la fin revient à lao Tseu: «Le sage ne se montre pas, il brille. Il ne s’impose pas, on le remarque. Il ne se vante pas, on lui trouve des mérites. Il ne pousse pas, il progresse.»