Année : 2021

  • Adieu à Julien-François Zbinden

    Adieu à Julien-François Zbinden

    Les Editions de l’Aire ont le regret d’annoncer la mort de Julien-François Zbinden né en 1917. Il s’en va à l’âge de 104 ans. En février 2021, il nous a adressé par la poste divers fragments constituant en quelque sorte son testament philosophique. Sa vie fut d’une exceptionnelle richesse. Pianiste, il fut l’accompagnateur de Pierre Dudan, Bourvil et Juliette Gréco. Compositeur, on lui doit 112 œuvres (opéra, oratorio, symphonies, concertos) qui ne sont connues que par une poignée de spécialistes, même si elles lui ont valu des distinctions internationales. L’avenir lui appartient.

    Ces dernières années, il s’est adonné à l’écriture avec un talent certain. Ses livres publiés à l’Aire sont le fruit de réflexions personnelles et de souvenirs. Au journal «Coopération», il s’était confié d’une manière détournée en répondant à un mini-questionnaire :

    -Votre mot préféré : tendresse

    -Y a-t-il une vie après la mort : Dieu seul le sait et ce n’est même pas sûr.

    -Votre bruit préféré : le vent

    Dilettante en apparence, il avait réussi à concilier son amour de la vie et le travail. De Julien-François Zbinden, nous gardons le souvenir d’un artiste authentique mais qui observait notre société avec acuité.

    Nous retiendrons deux phrases dignes de figurer dans les dictionnaires des citations :

    • L’honnêteté : la seule règle de vie qui n’a pas d’exceptions.
    • L’élite ? Rien d’autre que la somme de ceux et celles qui ont le désir, puis la volonté, et souvent le courage de faire mieux !

    Michel Moret

  • Testament de deux entrepreneurs de la communication

    Testament de deux entrepreneurs de la communication

    Marc Lamunière et Pascal Vandenberghe
    Deux maîtres livres viennent de voir le jour à l’Aire. D’abord, il y a une promenade de Marc Lamunière qui revisite d’une manière philosophique sa vie d’entrepreneur de presse. Avec la complicité de Jacques Poget, il évoque les temps forts de son existence passée à la Grande Tour de l’Avenue de la Gare à Lausanne. Dans ce lieu, beaucoup de destins se sont joués. Psychodrames et exaltations ont cohabité. Derrière tous ces enjeux, il y avait le maître à penser: Marc Lamunière. Ce livre nous informe comment le décideur passait de la pensée à l’action. On y découvre ses passions esthétiques (Picasso surtout), littéraires et philosophiques. Montaigne, Spinoza, Comte-Sponville sont des auteurs qu’il lit et relit. Le Bouddha lui fait aussi quelques clins d’œil; cela lui permet de prendre une certaine distance avec ses compagnons de combat. Son titre «Le Jardin des piqûres» constitue une belle leçon de vie. Un livre qui, sans doute fera partie de notre patrimoine.
    Le deuxième livre que nous avons le plaisir d’offrir au public sert hautement la cause la lecture et par conséquent de la littérature. De Gaulle n’avait pas tort quand il disait que les Français sont moyens mais brillants dans les exceptions. Et Pascal Vandenberghe constitue l’une de ces formidables exceptions. Il le le confirme avec talent et passion dans «Le Funambule du livre» dans lequel il retrace les temps forts de sa vie de libraire. Mais Pascal ne fut pas toujours libraire. Provenant d’un milieu modeste marqué par des drames familiaux, le jeune Pascal a d’abord mangé son pain noir en Franche-Comté puis il a effectué diverses métiers sans noms en Allemagne, au Brésil comme les aventuriers. Un aventurier gueulard, bagarreur, provocateur Mais aussi un assoiffé de lecture pour comprendre qui il était. Et, sans sourciller, je rajouterai qu’il y a chez Pascal Vandenberghe un côté chevaleresque qui fait songer à Cyrano de Bergerac. Un homme qui se plaît à relever des défis insensés. De livres en livres, de femmes en femmes, de découvertes en découvertes, il a terminé sa course à Lausanne dans le sanctuaire des Librairies Payot qu’il a fini par acquérir, lui le jeune fauché qui avait toutes les raisons d’être un désespéré. Mais le livre l’a sauvé et maintenant il met sa folle énergie à sauver le livre. Un itinéraire exemplaire qui va donner énergie et inspiration à quelques jeunes d’aujourd’hui noyés dans le doute. Ainsi Vandenberghe justifie son prénom Pascal qui nous invite à nous réinventer et à renaître.
    Michel Moret
  • 2021 – L’année de toutes les opportunités

    Si l’incertitude règne dans la plupart des secteurs de l’activité humaine, il en va de même avec le destin des livres. Pourtant, nous avons quelques certitudes sur la valeur de nos prochaines publications, nous pensons au Jardin des piqûres de Marc Lamunière, qui, avec sagesse, évoque les temps forts de sa vie professionnelle, tissée de rencontres décisives. Passionné de philosophie, il jette un regard extra-lucide sur le comportement notre société.

    Un coup de chapeau à Pascal Vandenberghe, pétillant d’énergie et d’intelligence, qui nous offre avec talent et générosité : Le funambule et le livre. Comme on le devine, il s’agit d’un plaidoyer pour la cause du livre.

    Deux ouvrages qui vont marquer la vie médiatique et intellectuelle de Suisse romande!

    D’autres livres méritent le détour: Philippe Erard, qui nous présente un roman bien ficelé intitulé: Berthe Ruffieux.

    On ressort de l’ombre deux petits livres du styliste valaisan Raymond Farquet : Le Valais en pièces détachées et La lettre aux Bedjuis.

    En contrepoint, une note de poésie avec Laurence Verrey: L’ombre et l’ardoise.

    Sans oublier le maître nippon Taeko, qui annonce une brise de printemps avec ses deux récits érotiques: A la flamme d’une allumette, suivi de Une odeur de lessive.

    Le site vous donnera bientôt un complément d’informations sur d’autres nouveautés originales, notamment un petit ouvrage de Gilberte Favre: L’itinéraire de Rimbaud, suivi d’une Lettre à Philippe Rahmy.

    Nul doute que ces titres vous combleront de joie autour du feu.

    Michel Moret