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La Terrasse des éléphants
Raphaël Aubert
Chronique des treize lunes
Raphaël Aubert
Post Mortem
Carlos Bauverd
Présence de la mort
Charles Ferdinand Ramuz
Gris du Gabon
Corinne Desarzens
Notre Mer
Blaise Hofmann
Médecine des confins de la vie
Pierre Corbaz
Dits du gisant
Jacques Perrin
Gris du Gabon
Corinne Desarzens
Suisse. A droite sans limites
Collectif
Chamade en eaux interdites
Marc Decrey et Sylvie Cohen
ornement
Salon du livre
Signatures des Editions de l'Aire (30 avril - 4 mai 2008) (pdf / 104 ko)

Lettre du mois

Evénements


Nos meilleures ventes en 2009


Manifestations, dernières nouvelles


Accompagnée du musicien Jean-Claude Renou (oud), la comédienne Laurence Amy donnera une lecture du livre de BLAISE HOFMANN: Notre Mer au Café-Théâtre du Pois Chiche à Lausanne le jeudi 25 février à 20h30.


Le mercredi 3 février, l'émission de la TSR Passe-moi les jumelles sera consacrée au voyage en voilier dans le Grand Nord russe que Sylvie Menthonnex, greffée du coeur, a entrepris aux côtés de MARC DECREY et SYLVIE COHEN. Ce voyage avec des greffés du coeur, du rein, du foie ou des poumons a fait l'objet d'un livre qui sortira prochainement. Il est intitulé Chamade en eaux interdites.


Le Site Malraux.org reproduit les pages que RAPHAEL AUBERT a consacrées à André Malraux dans sa Chronique des treize lune. Pour le consulter, cliquez ici .


La Librairie Ulysse de Paris a le grand plaisir d'annoncer que l'ouvrage Notre Mer de BLAISE HOFMANN fait partie de la sélection finale du du Prix Pierre-Loti à Hendaye 2010.


L'émission Entre les lignes d'Espace 2 consacre une série aux éditeurs. Celle du 12 janvier (entre 11h et 12h) sera dédiée à MICHEL MORET. Rediffusion: de 19h à 20h.


Les 10 meilleurs livres de l'année

Sur le blog de Jean-Michel Olivier, vous pouvez prendre connaissance de son classement des dix meilleurs livres de l'année 2009. On y trouve Dits du gisant de Jacques Perrin et Mémoire d'elles d'Yvette Z'Graggen. Pour consulter ce classement, veuillez cliquer ici.

Nouveauté

Une Vie nouvelle de Jacques Chessex

ouvrage Ed. de l'Aire / 148 pages / ISBN 2-88108-915-1 / 36 CHF

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Avant-Propos

Jacques Chessex a quitté ce monde en laissant une œuvre importante que l’on va relire d’un œil différent. Cette œuvre va encore s’enrichir de textes posthumes (reprises d’articles de presse et de revues, correspondance...) En effet, Jacques fut un grand épistolier. Des amitiés cycliques et passionnées ont provoqué beaucoup de courrier. Des lettres de colère, aussi.

Quand j’ai rencontré Jacques Chessex la première fois, il était à l’aube de sa gloire. C’était quelques semaines après la parution de La Confession du Pasteur Burg. J’étais un apprenti libraire à l’enthousiasme débordant et je voulais réaliser un entretien avec lui pour l’organe syndical des professionnels du livre. Il venait de rompre sa relation avec Vladimir Dimitrijevic, cofondateur des Editions l’Age d’Homme avec Pierre Roemer. Fulminant de rage, il était debout sur la table, haranguait les autres consommateurs du Café du Théâtre de Lausanne. Evidemment, je n’ai pu utilisé que le 10% de ses propos pour l’entretien que j’avais intitulé : Jacques Chessex, l’enfant terrible des lettres romandes. Puis, j’ai pris un peu de distance avec le personnage car ses pressions pour la mise en valeur de ses livres dépassaient les limites de la bienséance. A cette époque, je lisais Bernanos, un autre forcené qui condamnait la tiédeur. Tout naturellement, je faisais des comparaisons entre les deux écrivains. En 1978, j’installais au Flon avec Jean-Luc Badoux les Editions de l’Aire, il venait régulièrement nous rendre visite sans crier gare et nous questionnait avec insistance sur le fonctionnement de l’Aire. Comme un chef de clan, il voulait savoir tout ce qui se tramait dans la République des lettres. Reconnaissons qu’il lisait tous les livres qu’il recevait et pour un éditeur il devenait au fil des mois un interlocuteur précieux et indispensable. Il amena à l’Aire de nombreux manuscrits de ses collègues ou de ses anciens élèves. Ainsi, nous publiâmes Michel Campiche, Pascale Kramer, Jacques-Etienne Bovard. Notre amitié se renforça lorsque l’on décida de publier les œuvres complètes de Jacques Mercanton. C’est lui qui signa la préface du premier tome. Pour saluer son maître, il fit venir à Lausanne Jérôme Garcin et Raphaël Sörin qui animaient une émission littéraire sur France 3. Et pour couronner le tout, il offrit un grand repas dans sa maison de Ropraz à une quinzaine d’invités. Une reconnaissance exemplaire de l’élève envers le maître alors que sa renommée avait déjà dépassé celle de Mercanton. Derrière cette générosité, je décelai la quête de félicité spirituelle. Leurs livres ne se ressemblaient pas mais d’autres similitudes reliaient les deux Jacques : la quête spirituelle, le refus du compromis, l’attirance envers le catholicisme et le rejet de la médiocrité. Peut-être aussi un mépris de la bourgeoisie. Deux aristocrates du cœur et de l’esprit qui évoquaient le souvenir du père d’une façon complètement différente : Mercanton ne parlait de son père dandy, coureur de jupons, joueur de casino avec une pointe de mépris qu’après quelques verres de whisky, et jamais dans ses livres. En revanche, le drame du père hantera Jacques Chessex jusqu’à son dernier souffle. Ce père sera évoqué dans plusieurs de ses livres. Il le sera d’une manière époustouflante dans le dernier chapitre du Portrait des Vaudois qu’il aborda ainsi : Mon père s’est suicidé le 14 avril 1956. En quoi cela vous concerne-t-il ? Pourquoi rappeler l’effondrement. Suivent une douzaine de pages sublimes dignes d’être présentes dans toutes les anthologies.

D’autres figures paternelles inspireront Jacques Chessex, je pense d’abord à Gustave Flaubert, un maître de l’écriture qui lui insufflera l’exigence et le goût de la perfection. Mauriac avec sa culpabilité légendaire le troublera aussi.

Au fil des ans, Jacques Chessex trouva sa voie. Les pasteurs au verbe menaçant disparaîtront de son œuvre. Les livres de la maturité seront porteurs de sensualité avec un parfum de provocation bien dosé. Puis vient la période de l’allégement avec ses derniers livres : Le Désir de Dieu, Pardon mère. Ils seront entrecoupés par deux livres à succès marqués par la mémoire et le besoin de rendre justice : Le Vampire de Ropraz et Un Juif pour l’exemple. C’est à cette période qu’il m’adressa les lettres contenues dans Une Vie nouvelle. Parmi son abondante correspondance, celle qui débute le 4 janvier 2005 et qui se termine à Pâques la même année, constitue une sorte de testament spirituel. De la blancheur de janvier au glorieux chant du printemps, Jacques Chessex trouve enfin l’apaisement. Elles font échos à son livre Le Désir de Dieu paru au printemps 2005. Cette relation épistolaire commença incidemment suite à mes vœux que je lui adressai à Noël 2004 ; j’y avais joint un message de paix de Fra Angelico qui l’a profondément bouleversé. Une fenêtre de son cœur s’ouvrait et les lettres de Ropraz et de Paris me parvenaient avec étonnement et ravissement. J’ai répondu à toutes ses lettres mais je lui ai demandé de détruire les miennes car je ne me trouvais pas dans les mêmes dispositions intérieures que lui. A cette époque je lisais avec assiduité Spinoza, Ludwig Hohl et Montaigne. Du catholicisme de mon enfance, je glissais vers un simple déisme. Pendant que j’embrassai la religion du doute, Jacques Chessex évoluait de l’espérance vers la sérénité, voire la certitude. En fait ses lettres n’avaient pas besoin de réponses et se suffisaient à elles-mêmes. Ce sont des monologues d’un bienheureux selon l’esprit de Saint Augustin ou de Saint-François d’Assise. L’intérêt majeur de celles-ci réside dans cette courbe ascensionnelle qui s’écoule au fil des saisons pour se libérer définitivement le jour de la Résurrection.

Michel Moret


Caprices romains de Michel Antoine Chappuis

Ed. de l'Aire / ISBN 2-88108-870-8 / 30 CHF

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L’idée de ces Caprices remonte à mes premiers séjours à Rome, il y a plusieurs années. Je voulais montrer la ville telle que je la voyais, reproduire le contraste des sentiments qu’elle m’inspirait (et qu’elle m’inspire toujours). Il s’agissait de trouver le moyen de sortir du cadre des images connues et de plonger le plus loin possible dans ses entrailles. Le choix s’est porté d’emblée sur la forme de la fiction, et il fallait que le thème de la recherche, voire de l’errance, soit bien présent. J’ai décidé de passer par une forme d’écriture autre que celle du scénario à laquelle j’étais habitué. Parce qu’il n’est qu’une ébauche, parce qu’il doit avant tout être parlant (et même, si l’on peut dire, visuellement parlant), le scénario donne beaucoup moins d’importance au choix et à la place des mots. Toutefois mes idées restaient fortement contaminées par le cinéma, et par les nombreux exemples de tous ceux qui se sont approprié cette ville, de l’époque d’un De Sica à celle d’un Moretti, en passant bien sûr par Fellini ou Greenaway («Le ventre de l’architecte»). J’ai donc maintenu un lien en faisant de mon personnage principal un jeune réalisateur. En fin de compte j’espère être parvenu à atteindre (ou du moins à tendre en direction de) ce but. J’espère que d’autres auront du plaisir à se glisser dans cette suite de caprices (ou de vedute), et à déambuler à travers pages comme dans certaines rues des quartiers les plus anciens de Rome.

Né en 1968 à Neuchâtel, Michel Antoine Chappuis a suivi des études de médecine puis a travaillé comme médecin assistant et chef de clinique à Lausanne et à Neuchâtel, dans les domaines de la médecine interne et de l’oncologie. Dès 1986, il s’adonne au cinéma en écrivant et participant à la réalisation de films (la Compagnie Le Grillon à Neuchâtel).


Médecine des confins de la vie de Pierre Corbaz

Ed. de l'Aire / ISBN 2-88108-872-4 / 39 CHF

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Ce livre est le reflet d’une réflexion philosophique portant sur la médecine des confins de la vie. Ce travail, qui nous concerne tous, parle de femmes et d’hommes en soins palliatifs ou touchés au plus profond par la maladie Alzheimer. La philosophie, ici, n’est pas celle d’un savant mais d’un médecin généraliste confronté à ces patients qui atteignent des territoires de l’existence dont l’évocation est porteuse des représentations fantasmatiques les plus diverses, rarement flatteuses et le plus souvent pourvoyeuses d’angoisse. Ce texte, qui est également l’occasion de redécouvrir des récits quasi canoniques du trésor de la mythologie et de la tragédie grecques tout en abordant de façon inédite la théologie, est celui d’un homme, d’un médecin généraliste, actif, engagé dans sa tâche, qui réalise qu’il est nécessaire de donner un sens à son artisanat du soin. Ainsi l’action, le faire, ne pourra que se montrer complémentaire de l’être, de la dignité et ces deux approches tisseront et entremêleront leurs brins dans le tapis chatoyant de la vie, de celle, de celui qui en atteint les confins, comme de la nôtre.

Pierre Corbaz est médecin généraliste à Lausanne ; après une formation médicale classique à l’Université de cette ville puis dans divers services hospitaliers, il s’engage dans une pratique privée. De plus, il est médecin responsable d’un établissement médico-social dit de psycho-gériatrie qui accueille des patients âgés souffrant de troubles psychiques. Enfin, et pendant plus de dix ans, il a présidé l’association de maintien à domicile de sa cité qui, forte de plus de sept cents artisans du soin, permet à des personnes en perte d’autonomie de rester chez eux malgré leur handicap passager ou chronique. En 2006, il publie Médecin des sans parole (approches ethiques) .


La Terrasse des éléphants de Raphaël Aubert

Ed. de l'Aire / 176 pages / ISBN 2-88108-894-5 / 29 CHF

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Se déroulant sur près d’un demi-siècle en Suisse, en France, au Cambodge et au Vietnam, La Terrasse des éléphants est le roman de la rencontre et du destin.

Un homme et une femme, qui se sont connus dans leur enfance et ne se sont plus jamais revus durant de longues années, peuvent-ils demeurer liés? Qu’est-ce qui, en dépit de tout, uni les êtres ? Est-on maître de sa vie ou n’est-ce encore qu’une illusion ? Une manifestation de la mâyâ, le monde comme apparence dans la pensée orientale?
Le héros de La Terrasse des éléphants, Raphaël Santorin, a été correspondant de guerre au Vietnam où il a assisté à la fin du régime de Saigon. Malgré les années écoulées, ce passé continue de le hanter alors qu’il a atteint un âge où l’on dresse le bilan de sa vie. Un rêve le ramène aux Hautes Terres, la maison familiale qui a tellement compté dans sa vie, où il est conduit à une étrange découverte. Celle-ci fait ressurgir du néant la figure de Laure, le grand amour de son enfance. Dès cet instant les événements vont s’enchaîner mystérieusement jusqu’à lui faire remettre ses pas dans ceux du passé.

Avec ce livre constamment envoûtant, au style étincelant, Raphaël Aubert a écrit le roman de la maturité. La Terrasse des éléphants témoigne comme jamais du talent de son auteur.

Né en 1953 à Lausanne, Raphaël Aubert est écrivain et journaliste. Il est l’auteur d’une dizaine de livres, romans et essais. Derniers titres parus : Le Paradoxe Balthus (Paris, La Différence, 2005) et Chronique des treize lunes. Journal 2008 (Vevey, L’Aire 2009).


Chronique des treize lunes de Raphaël Aubert

Ed. de l'Aire / 410 pages / ISBN 2-88108-893-7 / 36 CHF

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Chronique des treize lunes est le journal d’un retour à la vie. En 2008, son auteur a été atteint par une grave maladie. Frappé d’un mal étrange, Raphaël Aubert relate dans son journal comment, après être passé très près de la mort, il a lentement repris pied dans le monde des vivants. Et c’est d’abord en écrivain et en artiste qu’il s’interroge sur la signification morale et métaphysique du curieux mal qui l’a fait longer le gouffre. Car la littérature et l’art sont constamment présents au fil des pages de cette Chronique des treize lunes.
Dans son journal, Raphaël Aubert nous parle de ses admirations ; il nous communique sa passion pour les écrivains et les artistes qu’il révère. Il nous fait partager ce qui l’aide à vivre, la nature, l’écriture et l’art. On l’accompagne au MOMA à New York, en traîneau au Québec, dans l’atelier de Delacroix à Paris, sur les traces de Napoléon à l’île d’Elbe. En observateur averti de l’actualité, on le suit commentant jour après jour la marche triomphale de Barack Obama jusqu’à la Maison Blanche.
Dans ce livre riche en considérations sur notre époque, en écrivain jamais « dégagé », en témoin toujours fraternel et passionné, Raphaël Aubert déroule le grand récit du monde. Le sien, qui est aussi le nôtre.

Né en 1953 à Lausanne, Raphaël Aubert est écrivain et journaliste. Il est l’auteur d’une dizaine de livres, romans et essais. Derniers titres parus : Le Paradoxe Balthus (Paris, La Différence, 2005) et La Terrasse des éléphants (Vevey, L’Aire 2009).


Le Voyageur (presque) immobile de Gérard Delaloye

Ed. de l'Aire / 194 pages / ISBN 2-88108-897-x / 30 CHF

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Dévoreur de journaux et de journaux intimes, Gérard Delaloye a tenu un journal dans lequel il nous livre ses impressions de lecteur sur une dizaine d’années (1998-2008). Y défilent tous ses auteurs de prédilection, notamment Ernst Jünger, Victor Klemperer, Günter Grass, André Malraux, Catherine Pozzi et surtout Robert Walser pour qui Gérard Delaloye a une estime et une affection particulières. Dans un souci de partager ses plaisirs de lectures les plus significatives, Gérard Delaloye sait mettre au second plan son érudition et nous livrer l’essentiel d’un livre sur un ton enjoué. Ainsi, le lecteur se trouve convié à une joyeuse promenade littéraire dans laquelle l’auteur égrenne ses meilleurs souvenirs de lecture.

Né en en Valais en 1941, licencié ès Lettres de l’Université de Lausanne, Gérard Delaloye a enseigné à Genève avant de passer au journalisme. Ancien rédacteur au Nouveau Quotidien et au Temps, il est actuellement chroniqueur au Matin dimanche et à Largeur.com, magazine on-line. En 2004, il publie un essai remarqué : Aux sources de l’esprit suisse, et en 2009, il nous propose un ouvrage exceptionnel sur un sujet peu connu : L’Evêque, la Réforme et les Valaisans.


Des Accessoires pour le paradis de Marie-Jeanne Urech

Ed. de l'Aire / 336 pages / 33 CHF

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Dans cette ville-là, les ingénieurs souffrent de dyscalculie, les infirnières sont fleuristes, les docteurs tombent malades, les balles de golf se volatilisent, les cigarettes n'ont pas d'odeur, les statistiques sont cruelles, les soeurs sont jumelles, les concierges commandent, les enfants s'en vont, les yeux bruns s'éteignent, l'atmosphère est chimique, les chaussettes sont dépareillées, les mendiants démembrés, les restaurants ne servent qu'une soupe, les prêtres tiennent les comptes, les mères dorment six jours d'affilée, les robes sont en fleurs, le soleil disparaît et les tunnels n'aboutissent jamais où on l'espère.

Marie-Jeanne Urech fait depuis quelques décennies déjà le tour de la terre. Elle a connu une éclipse de soleil et plusieurs de lune. Parfois, elle s'arrête pour filmer une scène ou écrire une ligne. Non pas pour suspendre le temps, mais pour en conserver une trace. Livres publiés : - Foisonnement dans l’air, nouvelles - La Salle d’attente, nouvelles - Le Syndrome de la tête qui tombe, roman (traduit en allemant et en italien) et L'Amiral des eaux usées, nouvelles.


La bête se déchaîne de Jean-Baptiste Mauroux

Ed. de l'Aire / 248 pages / ISBN 2-88108-896-1 / 30 CHF

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Rien jusqu’à cette caniculaire journée du 25 juillet 2003 ne laissait présager que la vie terne de Joseph Woolrich, représentant en encyclopédies, allait virer au cauchemar. Deux lettres anonymes l’accusent à nouveau d’avoir trucidé sa petite maman pour lui ravir sa rivière de diamants. S’il ne la restitue pas à son légitime propriétaire, ses jours ne pèseront pas plus qu’un sachet de cacahuètes.
Pas une mince affaire de remettre la main sur ce trésor de Priam surtout quand la scoumoune se met de la partie. Elle a le look ravageur d’une jeune Américaine, Jill Anderson, qu’il a prise en stop. Le voilà un peu plus tard embringué à son insu dans un meurtre et bientôt confronté à une vieille connaissance, le commissaire Grimarest, un flic retors et véreux. Ce dernier, frustré de n’avoir pas pu autrefois lui coller le meurtre de sa mère, s’est juré cette fois d’avoir sa peau. Quitte à fabriquer des fausses preuves : en lui mettant sur le dos, par exemple, le meurtre récent de Jill Anderson, soupçonnée de détenir les diamants de sa mère.
Dans cette descente aux enfers où se croisent crapules et garces vénéneuses, seule son amie, Gisèle Corelli, auteur de polars, réussira à extirper Joseph des griffes de Grimarest. Sans erreur, elle désignera et l’assassin de la mère de Joseph et celui de Jill Anderson. L’apprenant, le lecteur en a le souffle coupé. Ecrit aux Etats-Unis, ce polar conjugue selon le précepte chandlerien les séductions de l’écriture - même argotique – et les mirages de suspense.

Jean-Baptiste Mauroux publie ici son neuvième ouvrage. Il a fait ses armes littéraires comme lecteur chez R. Laffont, J.J. Pauvert, Denoël et Calmann-Lévy. Comme journaliste et critique littéraire à Combat, à La Quinzaine littéraire, aux Lettres nouvelles et en Suisse au Journal de Genève et à La Liberté de Fribourg.


Bête que je suis de Gilbert Pingeon

Ed. de l'Aire / 340 pages / ISBN 2-88108-892-9 / 33 CHF

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Récit philosophique d’une belle inspiration dans lequel l’auteur tente un retour aux sources en dialoguant avec des animaux qui nous sont familiers : la grenouille, l’éléphant, le chien, l’âne… Grâce à une langue épurée et à sa verve de dialoguiste, Gilbert Pingeon sait tenir ses lecteurs en haleine. Évidemment, on pense à Colette qui fit des merveilles dans le genre, mais Gilbert Pingeon y apporte une connaissance philosophique très spécifique qui oblige le lecteur à se dépouiller, à faire une mue pour découvrir le mystère de ses origines.

« Quelle sorte d’animal suis-je ? J’ai cherché la réponse dans ma propre vie. Comme cela ne suffisait pas, je me suis plongé dans les livres. Au terme d’une série de lectures qui menaçait de me paralyser définitivement, je me suis dit : « Stop ! Tu vas te noyer dans cet océan de connaissances toujours relatives, sans cesse remises en question ! Regarde autour de toi ! Les animaux t’offrent le reflet de ta part animale. A toi de la reconnaître ! »
Mais la plupart du temps, je n’acceptais de ce miroir que l’image de ma projection humaine. Il devenait urgent de réagir – j’ai failli écrire : de rugir. Animal que je suis, animal je dois m’assumer tel. D’où ce petit traité de sauvagerie apprivoisée, amorcé mentalement dans l’élan de mes vagabondages en forêt. Ce n’est ni un roman, ni un essai, ni quoi que ce soit de catalogué. J’envisage de le ranger dans le tiroir étiqueté Sautes d’humeur. » G.P.

Gilbert Pingeon est né en 1941 à Neuchâtel. Il vit, peint et écrit entre Auvernier et Delémont. On retrouve dans Bête que je suis les différentes formes d’écritures qu’il a pratiquées dès ses débuts : poésie, théâtre et prose. Il a notamment publié la trilogie Les Années bleues (2005, L’Aire bleue), Le Peintre B. (2006) et L’Aventurier (2008) Editions de l’Aire.


La Mort du Prince bleu de Reynald Freudiger

Ed. de l'Aire / 188 pages / 30 CHF

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A la Fortuna comme ailleurs, on aime à caricaturer, on se plaît à mettre des étiquettes sur autrui, pour le rendre plus lisible, pour le cataloguer plus facilement. On se passe des nuances, peu commodes à l’usage. Le monde s’en trouve considérablement moins embrouillé. Par chance, ces étiquettes, attribuées à la hâte, s’avèrent souvent définitives. Gringo un jour, gringo toujours, c’est écrit sur des cheveux trop blonds, sur un iris trop clair, sur une peau trop pâle. Il n’y a pas de mystère, le grand soir attendra, et le prince bleu n’existe pas. Mais peut-être vaut-il mieux reprendre par le commencement : « Elle disait s’appeler Celeste, et c’est sous ce nom, confie-t-on, qu’elle se fit engrosser par le représentant d’une importante multinationale, dans la moiteur d’une nuit estivale, en janvier 1984, peu après l’élection de Raúl Alfonsín à la tête de l’Etat argentin. » R. F.

Né né en 1979, Reynald Freudiger vit actuellement en Suisse. La Mort du Prince bleu est son premier roman.


Dits du gisant de Jacques Perrin

Ed. de l'Aire / 248 pages / ISBN 2-88108-890-2 / 30 CHF

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Parmi les romans de la rentrée, voici un objet singulier, surgi d’ailleurs. Ce récit – une autofiction plutôt – est un livre à multiples entrées.
Dans la partie centrale, Jasper, traceur de lignes, écrivain et alpiniste donc, tient le registre de son absence au monde après une gravissime chute en montagne. Ce sont les Dits du gisant. Quatre mois d’immobilité absolue, d’incertitudes et de silences troués d’éclairs. Comment, à partir de ce chaos, faire exister un possible, reformuler un monde ?
Cette tentative va passer par deux médiations. Celles des saveurs, de l’archipel du goût, cette « monumentale présence du presque rien. » La littérature et la philosophie d’une part. Ou comment transformer les mots et les idées en traité de survie ! Deux figures importantes traversent le récit, deux météores dont les trajectoires finissent par se superposer, le chanteur de rock Jim Morrison – sur lequel Jasper était en train d’écrire au moment de l’accident – et Rimbaud, le « passant considérable ». On y croise aussi un chat féru de physique quantique. Ou comment être à la fois mort dans un monde et vivant dans un autre ? Cette question hante Jasper, lui qui est revenu de la frontière invisible. Quelques-uns qui l’ont déjà franchie, des amis disparus, lui adressent des signes, tentent de lui parler. Serait-ce cela, aussi, écrire… Se mettre à la place des morts ? Dans ce récit qui mêle philosophie et visions poétiques, Jacques Perrin nous emmène dans une aventure palpitante aux confins de la survie. Georges Bataille posait déjà cette question : « Comment nous attarder à des livres auxquels, sensiblement, l’auteur n’a pas été contraint ? » Dits du gisant, c’est une évidence, est un livre écrit sous cette dictée, d’où sa force et son intensité.

Jacques Perrin est né à Sierre, en Valais. Après avoir enseigné la philosophie et la littérature française, il s'est orienté vers le monde du goût. Jacques Perrin a publié des poèmes et des nouvelles.


Danser dans l'air et la lumière de Michel Moret

Ed. de l'Aire / 168 pages / ISBN 2-88108-895-3 / 27 CHF

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Danser dans l’air et la lumière est un journal tenu au cours de l’année 2008. Il constitue, en quelque sorte, la suite de Beau comme un vol de canards qui laissait entrouvertes certaines questions liées à mon avenir personnel et au destin d’une maison d’édition. Ainsi, le lecteur apprend que l’Aire survivra aux chamboulements historiques et que le soussigné continuera à assouvir sa passion. Mais l’objet du livre ne se limite pas à la description de ce moment de transition car il donne quelques coups de projecteurs sur notre époque. En effet, si le métier d’éditeur a la réputation d’être économiquement très difficile, il offre aussi à ceux qui le pratiquent d’énormes satisfactions. Il est donc difficile de taire certains états d’âme, d’où la nécessité de tenir ce journal où s’entremêlent joyeusement quelques aspects de la vie intime, des plaisirs de lectures et autres émotions professionnelles. Danser dans l’air et la lumière célèbre la vie sous toutes ses formes et invite le lecteur à une fête du partage dont l’intérêt dépasse les problèmes strictement professionnels.

M.M

Michel Moret dirige les Editions de l’Aire depuis 1978. Depuis 2001, il y a pris la plume à plusieurs reprises pour livrer ses états d’âme sur sa vie d’éditeur : Feuilles et racines, Le Livre bleu des citations, Beau comme un vol de canards.


Post Mortem de Carlos Bauverd

Ed. de l'Aire / 232 pages / ISBN 2-88108-899-6 / 15 CHF

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Avec un dossier de presse établi par Xochitl Borel

Printemps 2002, quelque part en Suisse romande... on enterre (discrètement) un vieil homme au passé chargé: l'un des rares citoyens helvétiques à avoir pris ouvertement - et ce dès avant la guerre - le parti de Hitler. Un pasteur lit au bord de la fosse un texte bref préparé par le fils défunt, sous la forme d'une lettre adressée à celui qui s'en va... Rentré chez lui après la cérémonie funèbre, le fils s'installe à sa table de travail et commence à noircir furieusement du papier: il veut finir cette "lettre", achever de dire - de crier - tout ce qu'il a sur le coeur. Deux mois plus tard, la missive est devenu un livre: celui dont il est question ici...


Présence de la mort de Charles Ferdinand Ramuz

Ed. de l'Aire / 172 pages / ISBN 2-88108-891-0 / 15 CHF

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Chef-d'oeuvre méconnu, Présence de la mort n'est pas un Ramuz parmi d'autres: c'est le grand rassemblement de ses oeuvres antérieures; son univers, comme la Terre au premier chapitre, revient à son origine "pour s'y fondre", et de ce creuset émergent les figures de livres à venir. Ce texte unique pourrait s'intituler Toute-présence de Ramuz. Alors les grandes paroles vinrent; le grand message fut envoyé d'un continent à l'autre par-dessus l'océan. La grande nouvelle chemina toute cette nuit-là au-dessus des eaux par des questions et des réponses. Pourtant, rien ne fut entendu. les grandes paroles passèrent inaperçues, ne troublant rien dans l'air au-dessus des vaisseaux chargés de marchandises et de transatlantiques blancs, dans un ciel seulement remarqué à cause de ses étoiles plus grandes -, et, au-dessus de la houle du large, elles passèrent dans un complet silence.


Rencontre II de Collectif

Ed. de l'Aire / ISBN 2-88108-8900-3 / CHF

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Vingt auteurs d’une sensibilité diverse évoquent une rencontre importante, voire décisive de leur vie.

Avec délectation, on passe du texte charmeur à la balade philosophique, du récit introspectif à l’exercice de style.

Un florilège qui donne au lecteur la possibilité de découvrir de nouveaux auteurs et d’en appréhender d’autres sous une lumière nouvelle. Plus on met de poésie dans sa vie, plus elle se densifie. Tel est le message principal que l’on retient après la lecture de ce livre.

Parler d’une rencontre avec autrui semble être le plus court chemin pour parler de soi, raison pour laquelle la lecture de ce livre est une invitation à s’interroger sur son propre destin.


Gris du Gabon de Corinne Desarzens

Ed. de l'Aire / 248 pages / ISBN 2-88108-914-3 / 33 CHF

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Un perroquet, une petite fille qui disparaît, cent requérants d’asile dans un abri anti-atomique, nés au mauvais moment et du mauvais côté du monde : l’envie de dire l’abîme qui sépare les sentiments de l’administration. Donner une voix, croiser un regard, éclater, de rire et de fureur, parler du temps qui passe. Montrer. Comment rester indifférents au courage, à la grande leçon de vie, et à la violence soft exercée jour après jour sur ces rescapés magnifiques, traités comme si les officiers de l’aéronautique giflaient les astronautes de retour de la lune. L’urgence de prendre le temps de dire autrement. Alors la beauté, alors l’oiseau, et la petite fille, et les mains d’icône. Et l’urgence, comme jamais, de faire savoir. La douceur est invincible, dit Marc-Aurèle.


Suisse. A droite sans limites de Collectif

ouvrage Ed. de l'Aire / 160 pages / ISBN 2-88108-906-2 / 27 CHF

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Imaginez quelques intellectuels helvétiques autour d’une table qui parlent de la dérive droitière de l’Europe occidentale et plus particulièrement de celle de la Suisse. En effet, depuis quelques années, on assiste à une succession d’initiatives xénophobes lancées par l’UDC de plus en plus outrancière. La peur (toujours mauvaise conseillère) et la bêtise (toujours dangereuse) inspirent le programme de ce parti politique qui nous rappelle beaucoup de mauvais souvenirs. Selon le philosophe Horkheimer : Le ventre de la bête est toujours fécond. Où allons-nous ? A partir de quel moment glisse-t-on dans l’indignité ? Ce livre tente de répondre à ces questions troublantes. Ainsi, Jean-Michel Dolivo dénonce les atteintes à la liberté, Bertrand Müller se penche sur le rapport que la Suisse entretient avec son histoire, Martial Gottraux autopsie l’UDC, François Masnata, Jérôme Meizoz et Grégoire Müller donnent leurs impressions sur le climat ambiant, Jean-Pierre Tabin se préoccupe de notre politique sociale et Pierre Raboud, jeune licencié en lettres de 25 ans, s’interroge sur les idéaux politiques de ses congénères que nous connaissons si mal. Ecrit sur un ton vif, ce livre se particularise par la précision de son propos. Des vertus indispensables pour décrypter des comportements que l’Histoire jugera.


Chamade en eaux interdites de Marc Decrey et Sylvie Cohen

Ed. de l'Aire / ISBN 2-88108-921-6 / 35 CHF

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De la mer de Barents à la mer Baltique, le voilier suisse Chamade a sillonné le Grand Nord de la Russie. Au-delà du cercle polaire, sur les flots capricieux de la mer Blanche, à travers les lacs et la toundra, Chamade a pénétré l’immensité de contrées souvent ignorées. Mourmansk, Arkhangelsk, l’archipel du Goulag, le canal de Staline, l’Onega, jusqu’à Saint-Pétersbourg, le voilier a suivi à rebours le cours tragique de l’histoire russe, abordant des zones longtemps considérées comme stratégiques et encore interdites aux bateaux étrangers. Une navigation hors du commun et une aventure humaine pour les greffés du cœur, du rein, du foie ou des poumons qui ont embarqué pour encourager le don d’organe. Montez à bord ! L’équipage de Chamade vous invite à découvrir une Russie profonde, en pleine mutation, à vivre ses émotions, mais aussi à rencontrer ces greffés russes qui luttent pour le droit à la vie, dans un pays où la transplantation d’organes reste encore un sujet tabou. «Le lien du cœur», un projet qui a bénéficié d’une autorisation exceptionnelle signée par le premier Ministre Vladimir Poutine.

Sylvie Cohen, ancienne directrice des Affaires extérieures du canton de Genève, et Marc Decrey, ancien rédacteur en chef adjoint de la Radio Suisse Romande, ont choisi de quitter leur poste à responsabilité pour se consacrer plusieurs mois par an à leur passion de l’aventure et de la navigation à la voile hors des sentiers battus. Un voyage de partage et d’échanges, à la découverte de l’autre, qu’il soit habitant du Grand Nord ou équipier transplanté.


Aire 15, rue de l’Union / CP 57 / 1800 Vevey

Tél. 021/ 923.68.36
Fax : 021/923.68.23
ISBN éditeur : 2-88108

Date de création : 1978
Statut juridique : S.A.
1100 titres au catalogue,
30 à 35 titres édités
par année.

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