Pour rester informé et recevoir notre Newsletter inscrivez-vous! |
|
|
|
Un Homme tragique Silvia Ricci Lempen |
|
Fils de perdition Yves Laplace |
|
Les Forges du Paradis Catherine Dubuis |
|
Mes Mots Françoise Choquard |
|
|
|
Nestlé, Bettencourt et les nazis Charles Poncet |
|
Des Ritals en terre romande Raymond Durous |
|
D’où viens-tu mon grand? Itinéraire d’un comédien Jean Winiger |
|
L'Armailli aventurier Michel-Joseph Braillard |
|
Mary-la-Kula Jan Rozmuski |
![]() |
| Le Printemps de l'Aire Cliquez ici (pdf / 1.3 Mo) |
![]()
Nestlé, Bettencourt et les nazis de Charles Poncet.
Avant de devenir ministre et actionnaire de Nestlé, André Bettencourt propageait le nazisme.
Entre 1940 et 1942, le futur dirigeant de la société L'Oréal qui serait un jour membre du conseil d'administration de Nestlé, fut un propagandiste au service des Allemands et un antisémite virulent.
Ce petit livre reproduit pour l'essentiel trois articles de Charles Poncet publiés par le Nouveau Quotidien le 13, 14 et 15 février 1995 à propos d'André et de Liliane Bettencourt. Pour le commander, cliquez ici .
Cliquer sur le titre pour plus de détails.
Marie-Jeanne Urech: Les Valets de nuit
Maurice Denuzière: Du Mississippi au Léman
Sylvie Blondel: Le Fil de soie
Christian Ogay: Leurs droits malgré tout
Béatrice Monnard: Les Carrières
Alain Bagnoud: Le Blues des vocations éphémères
Laurent Schlittler: Séjour à la nuit
Vincent Philippe: Ne dure qu'un instant
Grégoire Müller: Insoumis
Anne Bottani: Aline ou les cahiers de ma mère
Walter Weideli: La Partie d'échecs
Gilbert Pingeon: Un Homme sous influence
Et deux albums de photos de Münir Göle: Mnémosyne, préfacé par Antonio Tabucchi, et Quipu
L'Aire bleue compte désormais 102 titres. Le centième fut le remarquable roman d'Yves Laplace: Fils de perdition. L'auteur a profité de cette réimpression pour remanier son texte paru en 1989 et en donner une version où l'intensité n'a d'équivalent que sa densité. Le livre, richement documenté et annoté (voir avant-propos de l'auteur et dossier critique) s'ouvre avec une préface élégante et éclairante d'Olivier Rolin.
L'ancien éditeur Maurice Born a préfacé Mes Mots de Françoise Choquard - livre-clé de la romancière jurassienne. De son côté, Catherine Dubuis dans Les Forges du Paradis retrace l'itinéraire intime et esthétique de Marguerite Burnat-Provins, autrice du célèbre Livre pour toi, réédité récemment dans l'Aire bleue.
Rappelons qu'il y a quelques mois, nous avons réédité Chasse aux sorcières, contes populaires du Tessinois Plinio Martini, mais également En enfer, mon amour de Marie-Claire Dewarrat, Post Mortem de Carlos Bauverd, et un grand roman de C.F. Ramuz: Présence de la mort.
******************************************************************************************Parmi les 13 nouveautés publiées en avril derniers, saluons le succès populaire du livre de Raymond Durous: Des Ritals en terre romande préfacé par Massimo Lorenzi. Titre que nous avons réimprimé dans la hâte. Beau succès également du géobiologiste genevois Léonard André qui, dans Vitalité de l'eau, analyse la qualité de l'eau de nos robinets et de nos eaux minérales.
La littérature est également présente avec les ouvrages de Louise-Anne Bouchard: Bleu Magritte, Claire Krähenbühl: Une Guitare par exemple, Alain Favarger: Extases rebelles, Daniel Goetsch: Ben Kader .
Bon été!
ALAIN BAGNOUD, auteur du Jour du dragon, est l'invité de l'émission Dans ma rue de la RSR1 le mercredi 11 août entre 12h et 12h30.
Ed. de l'Aire /
272 pages /
33 CHFLes voix au cœur de ce livre sont celles d’hommes et de femmes originaires d’ex-Yougoslavie qui ont travaillé
avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pendant la noire décennie des conflits yougoslaves. Recrutés localement, ils jouent un rôle-clé dans l’action humanitaire, un rôle souvent occulté par celui de leurs chefs directs, les expatriés. Leur courage est à la hauteur de leur engagement. Sans eux, l’action humanitaire serait impossible.
Historien, auteur de divers ouvrages et scénariste de films, Jean- François Berger est délégué du CICR depuis plus de vingt-cinq ans. Il a notamment travaillé dans les Balkans et a dirigé la cellule de crise Yougoslavie en 1991-1992.
Suissesse et « balkanique », Sonia Zoran est journaliste à la Radio Télévision Suisse. Après avoir suivi le conflit pour le Nouveau Quotidien et publié Déchirements Yougoslaves (Ed Métropolis), elle signe ici une préface sans anesthésie.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-909-7 /
36 CHFSous un vernis d’assimilation, je suis le seul à avoir combien je suis et resterai toujours un étranger. Je ne suis pas vraiment d’ici et ne le serai jamais. Pas plus d’ailleurs que je ne suis vraiment Italien. Avoir grandi entre ces deux cultures m’a procuré un sentiment d’impossible appartenance. Un pied dans le goudron genevois, l’autre en Vénétie, je ne me sens jamais à la bonne place. Ce sentiment d’étrangeté qui me met parfois mal à l’aise, offre au moins un avantage : je suis vaccinée contre toute forme de patriotisme outrancier. Ni patrie à chérir avec démesure, ni drapeau devant lequel me pâmer.
S’il en est ainsi, c’est parce que mon identité première – ma seule et véritable identité – ne se trouve pas dans un pays mais dans un statut : celui de fils d’immigrés. Mes racines et mon être tout entier sont dans l’immigration italienne en Suisse des années soixante. Dans la saveur âcre et dans la douleur oubliée de ce que fut cette immigration. Ma patrie, c’est l’enfance, et mon enfance est celle d’un gosse d’ouvriers italiens venus travailler en silence dans la Suisse repue d’alors. Fils de cet homme qui se levait avant l’aube pour quelques francs de l’heure. Fils dont le père avait connu les baraques de saisonniers et la mère la clandestinité. La Suisse n’a pas cajolé ses immigrés italiens ; elle ne leur a fait aucun cadeau. Ces immigrés-là ont fait ce qu’ils ont pu et ils l’ont fait de manière admirable. Jamais je ne serai à la hauteur de leur ténacité. Massimo Lorenzi (extrait de la préface)
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-918-6 /
36 CHFLa vitalité d’une boisson, d’un aliment, d’un lieu, etc. peut être caractérisée par sa qualité vibratoire, c’est-à-dire l’ampleur de son rayonnement, son énergie, sa fraîcheur. La qualité d’une eau peut être aisément définie par de nombreux critères physico-chimiques et bactériologiques. Mais en quelles unités et avec quelles méthodes de mesures la vitalité peut-elle être établie ? Dans ce livre, l’auteur décortique les divers paramètres qui influent sur la vitalité de l’eau ; il fait lester plusieurs vitaliseurs qui dynamisent l’eau. Il aborde enfin le sujet de l’information : une eau peut-elle être informée, avoir une mémoire ? Des questions pour l’instant sans réponse, mystérieuses comme l’origine de la vie et qui ne cessent de surprendre celles et ceux qui tentent d’élucider cette problématique qui conditionne nos vies.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-920-8 /
30 CHFActeur, metteur en scène, auteur de théâtre, Jean Winiger a fait de sa vie sur scène le roman de sa vie. En incarnant des personnages imaginaires ou réels, il s’est laissé porter vers des régions inconnues de lui-même ; passant de la cour au jardin du monde, il a laissé entrer dans son intimité ces fonds de scène obscurs et ces pleins éphémères, autant d’impressions, sensations et pensées, un réseau de sentiers divers et divergeant le ramenant à a clairière de l’enfance. Voilà qu’en acceptant ce cheminement, des limites ont reculé ; on retrouve alors, au-delà des douleurs, non la faute mais la joie originelle.
Auteur de 44 pièces de théâtre, Jean Winiger a écrit toute sa vie : un journal intime, des nouvelles et romans restés en chantier. Après un chagrin amoureux et à la mort de ses parents, s’est imposé ce récit où l’absence devient présence, quand d’accablé on devient comblé.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-916-X /
30 CHFMichel-Joseph Braillard est né le 16 mars 1944 dans les Préalpes fribourgeoises où il passe son enfance. Il s’initie à tous les travaux de la vie en chalet et deviendra par la suite un fin connaisseur du bétail. Profondément marqué par le paysage montagnard, le jeune armailli rêve à d’autres espaces et à d’autres horizons. Diverses circonstances le conduiront au Canada, en Angleterre, en Amérique centrale et au Portugal où il perfectionnera ses connaissances des métiers de la terre, mais les bovins, les caprins et les ovins seront toujours son occupation principale. D’un caractère bien trempé et d’une exigence exemplaire, Michel-Joseph Braillard s’est forgé au fil du temps une philosophie de la nature riche en enseignements en cette période de remise en question de l’économie alpestre. Il est difficile de résumer son parcours en quelques lignes. Avec ce livre, l’auteur aborde des questions d’une brûlante actualité et nous donne en matière de production fromagère des réponses convaincantes.
De retour au pays, Michel-Joseph Braillard tra- vaillera dans des chalets des Grisons, de l’Oberland et du Valais ou il fera bénéficier la nouvelle génération de son précieux savoir. Actuellement, notre aventurier revient aux sources en exerçant son métier d’armailli dans un alpage de Gruyère.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-910-0 /
30 CHFCe livre relate les liens qui unissent un professeur atypique et médiateur scolaire à ses élèves dans un collège et un gymnase (lycée) de Suisse romande. Ce professeur n’aimait pas l’école ; il y est revenu par défi et amour de la jeunesse. Il évoque quelques thèmes traités dans ses cours, nous entraîne dans des aventures rocambolesques lors de voyages d’étude et montre combien la jeunesse est notre espoir et notre avenir.
Riche en anecdotes, cet ouvrage raconte notamment comment l’auteur conduit une classe de bac à 800 mètres sous terre dans une mine de charbon belge en activité, se retrouve, invité par Grisélidis Réal et des élèves, à l’assemblée générale des prosti tuées de Genève (Aspasie), franchit le Mur de Berlin avec une classe en voyage d’étude, connaît la marque de soutien-gorge de ses élèves, mime Jimi Hendrix et chante Pink Floyd debout sur son pupitre au milieu d’un cours, recueille des confidences d’élèves et les soutient, emmène des élèves visiter des prisons, entraîne, pour un bref séjour, des élèves dans un couvent, contribue à « lancer » le rappeur Stress.
Yves Delay est né en 1944. Il a publié plusieurs livres et est « L’invité » occasionnel du quotidien 24 heures.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-922-4 /
33 CHFPasseur d’homme est le fruit d’un cheminement personnel au cours duquel l’auteur explore les différentes réponses que l’homme peut apporter aux mystères de la vie. D’une certaine façon, la vie ne nous appartient pas, c’est un flambeau à transmettre et dont nous sommes responsables le temps que nous le portons. Notre liberté et donc notre responsabilité consistent à magnifier ce cadeau que nous avons reçu et à en faire don à nouveau, enrichi de notre expérience et de nos nouveaux savoirs. Vivre c’est transmettre : transmettre nos gènes si possible, mais aussi transmettre l’amour, transmettre notre culture, transmettre nos valeurs, transmettre nos connaissances, transmettre nos certitudes et nos doutes, transmettre notre joie, transmettre notre émerveillement, transmettre notre énergie, transmettre nos espérances, transmettre aussi nos interrogations, nos ignorances. Mais aussi et surtout, transmettre un supplément d’humanité, un supplément d’âme et transmettre enfin notre vision la plus haute du sens que nous donnons à la vie, au-delà de nous mêmes. Il est là le sens, dans cette élévation, dans ce passage et dans ce choix. Nous sommes les porteurs d’une flamme sacrée. Nous sommes des passeurs…
Yves Ponroy est un scientifique humaniste qui a beaucoup œuvré pour une approche écologique et naturelle de la santé, avec une critique argumentée du système médical actuel. Il est l’auteur de plusieurs livres de réflexions sur l’homme et sa santé. Il insiste, ici encore, sur la notion de liberté et donc de responsabilité.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-928-3 /
17.5 CHFIl y a la voix de Georges, « charpentier municipal », employé à la vérification de la conformité du stade ; les voix de Suzanne, sa femme ; d’ Ariane, de Thomas, d’Antoine ; et, plus haute, plus tenace, plus incantatoire, la voix de Sylvain, le « fils de perdition », l’enfant « né le souffle coupé », qui parle « comme un dieu mais marche de travers ». C’est la Genèse et c’est l’Apocalypse, le Jardin, les Abîmes, la Parole, le fratricide et les tribulations des commencements du monde. La Bible aujourd’hui, à Genève, par un des écrivains les plus originaux de la nouvelle génération.
Marianne Alphant, Libération
Voilà un roman terrible, incantatoire, halluciné. C’est le long cri de révolte d’un enfant écrasé, sorte de Job sacrifié par un monde totalitaire. Or son pays c’est la Suisse, transformée soudain en terrain vague apocalyptique, en bunker où la Genèse est mise à mort. Toutes nos angoisses sont concentrées dans ces pages, portées par un chant magnifique et noir.
Patrick Grainville, Le Figaro
Né à Genève, Yves Laplace a signé en 2009 Les Larmes d’Arshavin dans la même collection. Publié aux Éditions du Seuil en 1989, Fils de perdition (prix Schiller) est sans doute son livre le plus intense et le plus secret. Il paraît ici dans une nouvelle version, complétée par un dossier critique et par une introduction de l’auteur.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108- 927-5 /
15 CHFSuites de nouvelles au charme désuet où l’on retrouve les thèmes abordés dans ses précédents romans intimistes et psychologiques: quête du père, amours au pluriel et autres situations complexes. Un zeste de poésie inspirée de souvenirs amoureux et de l’esprit des lieux donne un ton particulier à ces mots (maux) oscillant sans cesse entre légèreté et la gravité. « Il y a dans ces nouvelles une petite voix neuve et discrète qui, déririère les aspects d’une écriture peaufinée, laisse transpirer une angoisse exis- tentielle parfaitement perceptible. Je dirais même qu’ il y a quelque chose de réellement nouveau qui échappe aux modes dont nous étouffons tous » Maurice Born
Françoise Choquard est née à Porrentruy où elle passa son enfance. Puis elle vécut à berne, devint mère de famille (quatre filles). Dans la seconde partie de sa vie, elle s’adonne à la littérature et connaît un certain succès avec Le Centaure blessé paru aux Editions Canevas en 1997.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108931-3 /
29 CHFLes rives du Léman, Lavaux, une des plus belles régions qui soient, lieux enchanteurs et accueillants où il fait bon vivre. Pierrick Masson, journaliste au quotidien La Presse, sa compagne Laurence, le commissaire Chamorel ainsi que leurs proches et amis y mènent une existence paisible, sans éclat particulier ni frustrations rédhibitoires. Une existence qui serait même banale si, un jour, un événement inattendu n’allait pas la faire basculer dans une réalité nouvelle pleine d’imprévus et de mystère. Alors se fait jour la véritable personnalité de chacun : celle qui , habituellement, reste enfouie sous la chape des convenances et apparences de la vie quotidienne.
Après des études de Lettres à l’Université de Lausanne, Bernard Peitrequin s’est essentiellement consacré à la promotion de l’économie suisse dans le monde. Diplômé en relations publiques, il a assuré dès 1995 et à titre indépendant, divers mandats dans le domaine de la communication. Il a notamment été pendant près de dix ans le rédacteur de L’EPI, la revue de la société philanthropique suisse Union.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-923-2 /
36 CHF
1957 en Algérie : la guerre d’indépendance fait rage. Attentats à la bombe et torture sont à l’ordre du jour. L’orientaliste Ben Kader se retrouve parachuté au beau milieu de tout cela, avec une délicate mission à accomplir. Bien des années plus tard, à l’automne 2001, son fils, Dan, est arraché à la vie paisible qu’il mène à Zurich. Le passé de son père le rattrape lorsqu’il entame la lecture du document AS 1957. Il ne peut garder ses œillères plus longtemps : la surface bien lisse de son quotidien se trouble, son reflet se déforme. En se mettant dans la peau de ce fils en quête de vérité, c’est cette remise en question que Daniel Goetsch nous rapporte dans ce roman:
Jusqu’à présent je n’étais entré qu’une seule fois dans l’appartement de mon père. Je devais avoir alors dix ou onze ans. Je ne me rappelais pas la raison, mais très bien le sentiment d’angoisse qui s’était emparé de moi lorsque j’avais franchi le seuil derrière lui. Me voici en territoire ennemi, avais-je pensé. Cet appartement m’était suspect puisqu’il mettait en question notre foyer commun, l’appartement en terrasses dans lequel nous logions tous les quatre. Un vrai foyer ne tolère pas de filiales, un vrai foyer se limite à quatre murs, pensais-je en ce temps-là. Ce n’est que plus tard que je compris le motif pour lequel mon père possédait, à côté de notre foyer, son propre appartement, et que c’était mieux ainsi.
Daniel Goetsch est né à Zurich en 1968. Études de droit à Zurich et à Toulouse. A publié, avec succès, plusieurs romans chez Bilgerverlag et a collaboré avec le Schauspielhaus et le théâtre de la ville de Heidelberg. Ben Kader est son premier roman traduit en français, il fut récompensé par le prix du canton de Zürich.
Ed. de l'Aire /
ISBN 288108-911-9 /
27 CHF Qu’ est-ce que je perds en te perdant ?
Répondre est un méandre, une histoire sans fin. L’échancrure ? Un gouffre sans fond. L’indigo ? Un prétexte pour voyager. Les questions restent ouvertes dans le noir comme les yeux des enfants qui rêvent de voler. Frida peint son corps transpercé de flèches ou de clous, mais aussi l’oiseau de ses sourcils et Diego dans ses bras. Eva tente de créer sans restes, à partir de rien. Agathe s’est égarée comme on s’égare tous : dans les mots. Il faut serrer fort nos amours.
Il ne faut pas, non, il ne faut surtout pas laisser tomber les morts.
Claire Krähenbühl, née à Yverdon-les-Bains en 1942, retrouve son Nord vaudois après une trentaine d’années passées sur les bords du Lé- man. Elle vit désormais à La Sarraz. Aux éditions de l’Aire, elle a publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles.
Depuis 2004, avec sa sœur Denise Mützen- berg, elle est coéditrice des éditions Samizdat, à Genève.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-912-7 /
30 CHFBleu Magritte s’apparente à une longue lettre que la narratrice adresse à l’amour de sa vie, retrouvé après trente ans de silence et d’absence. Au fil de ce récit, les souvenirs refont surface et permettent à cette femme de revivre leur rencontre à Bruxelles lorsqu’ils étaient enfants et l’évidence de cet amour inconditionnel qu’instantanément ils ressentirent l’un pour l’autre. Après trente ans, rien n’a changé entre eux, si ce n’est que l’homme qu’elle aime est à présent marié. D’un ton piquant non dénué d’ironie et de drôlerie, Louise Anne Bouchard nous livre avec Bleu Magritte le récit d’une naufragée de l’amour fou de l’enfance auquel elle tente de donner un souffle nouveau.
Née à Montréal mais installée en Suisse depuis près de vingt ans, Louise Anne Bouchard a publié huit romans et un recueil de nouvelles. Elle a reçu le Prix Contrepoint de la Littérature (Paris) en 1994 pour son roman, La Fureur.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-912-7 /
30 CHFMary-la-Kula est l'héroïne d'une histoire d'amour et d'aventure positivement "féministe" à la fois merveilleuse et tragique. Une sorte d'Emma Bovary contemporaine qui refuse à sa manière, elle aussi, d'accepter "les choses comme elles sont"!
Quête singulière et exigeante d'absolu de la part d'une femme attachante. Tentative de sculpture intérieure de soi, d'unité entre le corps et l'esprit, de complétude en elle entre le masculin et le féminin dont la pureté de l'achèvement est menacée ici, à son insu, par un besoin pervers de destruction.
Ed. de l'Aire /
ISBN 2-88108-908-9 /
33 CHFLes extases sont de plus en plus celles que nous croyons. Avec ce livre au titre évocateur, Alain Favarger poursuit ses voyages riches d’émotions motivées et documentées. Il ne nous emmène pas sur quelques chemins battus et rebattus, mais sur les routes plus discrètes de l’intime, ces routes que nous nous évertuons à refouler alors même qu’elles nous conduisent au bonheur. Bonheur de trouver tel ou tel détail d’une peinture, d’un film, d’une sculpture, d’une représentation théâtrale, comme l’accroche-cœur d’une émotion propre, personnelle, intime. Et… qui peut le plus peut le moins, les extases deviennent ici… partageables avec le lecteur. Car Favarger est un sorcier. Il connaît, je ne sais comment, les voies secrètes qui conduisent à l’extase. Est-ce à force d’observation attentive ? Est-ce par le goût de la connaissance intime d’une œuvre ? Est-ce par le regard attentionné qu’il pose sur les petits bonheurs que nous offrent les voyages en terres culturelles ? Il reste que l’auteur, loin de s’enfermer dans la brutale évidence de la seule extase érotique, serpente avec bonheur dans les méandres de la création. Bien sûr, l’extatique sainte Thérèse d’Avila se pose comme LA référence, et bien sûr Favarger en fait l’écho, mais en quelques lignes, il en perce le sublime mystère. Parce qu’il veut nous emmener ailleurs, dans les extases moins évidentes, celles qui se cachent au sein des œuvres « révélantes », celles que l’on attend pas vraiment, celles qui ne se livrent qu’au seul et profond désir de les percevoir.
Alain Favarger est un passeur d’extases et ce n’est pas rien ! Pour Alain Favarger, l’extase loin de nous plonger dans un espace anesthésié, nous propulse à l’inverse dans un éveil exigeant, dans une nuit en plein jour, et c’est un choc électrisant, une énergie positive, une cure de jouvence intellectuelle, une évidence contrevenant les mornes répétitions des jours sans extases.
Des Desperate Housewifes à Diego Maradona, de Rome à Venise, du Danube au Marais, de Visconti à Eustache, de Tarkovski à Rilke, d’Eliade à Kafka, d’Hedy Lamarr à Monica Vitti, les ondes se déploient en vagues successives qui viennent doucement échoir dans votre intelligence, les voyages, surprennent et transportent, ce qui après tout, est bien le propre de la littérature, vers un ailleurs, vers une perception différente, vers une autre incarnation. Les Extases rebelles vous sont apportées comme l’on vous apporte en cadeau quelques friandises goûteuses et légères à la fois. Mangez les jusqu’à satiété. Vous ne risquez que… le plaisir de l’extase partagée.
|
|
|
|||